Une association juge l’installation d’éoliennes de 150 à 180 m comme "une forme d’escroquerie"

vendredi 10 janvier 2014
par  AAPLX

Article paru dans le journal "La Montagne" du 10 janvier 2014

Un petit vent de contestation commence à souffler sur le projet d’installation d’une vingtaine d’éoliennes sur trois zones élevées du canton de Mercoeur.

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« On a l’impression d’être une coquille de noix perdue au milieu d’un océan de requins. L’impression que la Xaintrie est une zone sacrifiée. Après dix barrages, cinq anciennes mines d’uranium et un projet de STEP à Redenat, on veut nous installer une trentaine d’éoliennes ». À l’origine de l’association « Agir autrement pour la Xaintrie », Geneviève Martignac et Christine Guérin-Mouren mettent toute leur énergie militante contre le projet d’implantation d’éoliennes « industrielles » initié par la Communauté de communes du canton de Mercoeur.

  • Promesses de bail

Présenté en juin dernier par un bureau d’étude spécialisé, le dossier des zones de développement éolien est consultable dans chaque mairie et concerne des zones de crêtes sur Camps-Saint-Mathurin, La-Chapelle-Saint-Géraud, Goulles, Mercoeur, Saint-Julien-le-Pèlerin et Sexcles.

« Des promesses de bail ont déjà été signées entre des opérateurs éoliens et des propriétaires terriens », affirment les deux opposantes, « on parle de 5.000 à 7.000 € de location par an et par éolienne. Le protocole est détourné par des opérateurs qui vont traiter de gré à gré, avant même le résultat des études complémentaires et de l’enquête publique ».

  • Vibrations dans l’air

Un mat de mesures est actuellement installé près de Camps et les informations collectées sur l’importance des vents devraient être rendues publiques à la mi-2014. Après toute la phase administrative, c’est au préfet que reviendra la décision d’autoriser ou non l’implantation des éoliennes. Mais Geneviève Martignac, agricultrice, s’insurge déjà contre les conséquences que pourraient avoir de tels pylônes « de 150 à 180 m de haut qui vont déstructurer le paysage de la Xaintrie, nuire au tourisme, diminuer les locations, empêcher l’installation de centres de vacances ou de maisons de retraite… sans parler de la perte de valeur du patrimoine ». Costumière, Christine Guérin-Mouren ajoute les nuisances sur la santé et « le syndrome éolien reconnu avec des vibrations dans l’air, dans un rayon de 1.500 m ».

« Nous ne sommes pas opposées aux technologies propres », insistent les deux femmes, « mais on n’est absolument pas là dans la transition énergétique. On veut nous imposer des installations industrielles qui ne répondent pas du tout à nos besoins et n’auront que très peu de retombées pour la Xaintrie. C’est une forme d’escroquerie, une colonisation industrielle ».

Réunion publique. « Agir autrement pour la Xaintrie » organise une réunion, le samedi 15 février, en soirée, à la salle des fêtes de Goulles.

Alain Albinet

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